Et la lumière…
Dans l’aile oubliée de l’Hôtel de Hilbert, là où les portes ne s’ouvrent qu’en penchant la tête comme si l’on écoutait un souvenir, il existe un dieu dont le nom se prononce en expirant, comme si l’on rendait au monde un souffle qu’on ne savait pas qu’on retenait : Prothé.
Qui est Prothé ?
On raconte que Prothé n’est pas né. Il apparaît chaque fois qu’une conscience, seule dans la nuit intérieure, cherche une direction. Il n’a ni temple ni religion. Son sanctuaire est un balcon, un promontoire, une paupière encore humide de rêves.
Il est le Dieu des seuils — là où rien n’est commencé mais tout est possible.
Son nom murmure “proto” (premier) et “thé” (vision, théatron) : celui qui se tient avant le commencement et observe.
Dans les légendes, il porte une lanterne faite non de feu, mais de questions. Chaque question brûle doucement comme une braise qui réchauffe, jamais comme une vérité qui brûle.
Son rôle : Gardien de Phare
Prothé veille sur ceux qui avancent entre le 8 et le 32 décembre, période des pas incertains, où le monde semble suspendu.
Dans la Démocratie du Cœur, il n’impose rien :
il réunit sans effacer,
il relie sans dominer,
il guide sans contraindre.
On le voit parfois au sommet d’un phare imaginaire :
un phare qui n’éclaire pas l’océan, mais les archipels intérieurs
où sont enfouies nos perles :
bleue du temps, rouge de l’espace, verte de la relation,
et celle qu’il protège avec un soin jaloux :
la perle de l’aube – celle du tout début, quand une vie veut naître.
Ses symboles
Une lanterne d’interrogations : elle ne montre pas le chemin, mais révèle ce qui cherche à être vu.
Une cloche de brouillard : elle sonne lorsqu’un être s’apprête à se trahir ou à s’oublier.
Une carte sans directions : seulement les lieux où le cœur a déjà frissonné.
Une musique…..Bizzart
Ses enseignements sont comme des marées…
Prothé murmure des phrases phares à qui ose s’asseoir près de lui :
“Tu n’as pas à savoir, mais à sentir ce qui s’ouvre.”
“Ta vie n’est pas un trajet, mais un phare : elle appelle les autres à rentrer à la maison.”
“Ce que tu cherches te cherche, mais tu dois lever la tête pour le voir.”
Où le trouver ?
Il ne vit pas dans les livres ni sur les autels.
Il apparaît :
aux fenêtres d’un train au petit matin
quand on hésite entre dire oui ou continuer seul
dans le premier pas d’une marche qu’on remet depuis des années
dans la phrase qu’on n’a jamais osé écrire
Et parfois, Prothé s’incarne.
Il prend forme dans un gardien de phare humain, celui qui allume pour les autres quand lui-même ne voit plus clair.



Admirable et profond 🌟🐝
C est super beau…. Il est au seuil de 2026….🧚🌟